Mercredi 4 novembre 2015

Toussaint à 5 mois de Pâques

Alors que Pâques coïncide avec les débuts du printemps, la Toussaint se situe au cœur de l’automne. Les feuilles quittent leurs branches, les cultures se font rares, la nuit vient tôt, surtout après le changement d’heure. La Toussaint précède l’hiver, Pâques en fait sortir. En considérant les signes des saisons, nous pourrions penser que la Toussaint est une sorte de Pâques à l’envers ; une entrée dans la nuit en attente de la lumière. Et si en ces jours nous ouvrons la porte des cimetières, à Pâques, on a roulé la pierre.

Pourtant la Toussaint est remplie de joie pascale. Nous fêtons tous les saints, connus ou inconnus. Nous fêtons la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d’hommes. Il y a ceux que l’on porte à la connaissance du monde entier : comme récemment les saints Louis et Zélie Martin, humbles parents de sainte Thérèse de Lisieux, ou le bienheureux Oscar Romero, évêque martyr pour son peuple du Salvador. Et il y a ceux qui ne sont connus que de leurs proches, mais qui leur ont donné le témoignage des béatitudes. La Toussaint nous invite à un merci pour ceux qui nous ont transmis quelque chose de la joie et de l’espérance de Pâques. Et Dieu nous invite à répondre à l’appel des béatitudes à notre tour.

La Toussaint ne précède pas Pâques, elle en est comme un déploiement dans l’année liturgique, la fête de la résurrection à l’œuvre dans nos vies. La Toussaint n’est pas l’affaiblissement du jour, mais plutôt un ciel étoilé des milliards de reflets de la lumière du monde.

Emmanuel Rochigneux