Dimanche 22 février 2015

Entrée en carême (Mars 2014)

Membres de la Communauté de l’Emmanuel, nous sommes trois sœurs à être installées ensemble, en fraternité, sur la paroisse Saint Joseph des Bords de Loire : Christine, Marie et Marie-Alix. Notre venue est liée à la mission confiée à l’Emmanuel d’avoir la responsabilité du groupe scolaire Jean-Paul II (Saint Pierre à Montrond, Sainte Stéphanie à Saint-Galmier).

La grâce de la Communauté est de porter la mission avec tous les états de vie ; aussi des couples et un prêtre habitent la plaine en vertu du même appel. Nous prions ensemble et nous nous portons par des temps fraternels, simples et joyeux. Cette vie fraternelle est expérience de Miséricorde ; nous expérimentons de nos frères l’Amour inconditionnel que nous avons reçu de Dieu dans une rencontre personnelle avec Lui. Nous savoir pardonnés et aimés indéfectiblement est source de la louange matinale et quotidienne. En cette entrée en carême, la joie demeure une porte particulière de la vie en Dieu ; elle est le signe de la présence de l’Esprit-Saint, y compris dans les difficultés ou les épreuves. Les parents savent bien quelle joie un effort peut susciter quand il est offert pour le plus petit qui nous est confié. Ainsi notre vie paroissiale nous exhorte à vivre des petits sacrifices pour la conversion des pêcheurs.

La vie d’une consacrée est toute orientée vers l’union à Dieu ; cependant, l’Emmanuel, Dieu avec nous, nous invite sans cesse à entrer plus au cœur de l’humanité, de l’y rejoindre, de l’y donner. C’est la raison pour laquelle nous sommes appelés dans le monde, appelés à travailler. Le travail y est également lieu d’union à Dieu. Vatican II nous rappelle à quel point la place du laïc dans le monde est une vocation de grande sainteté. Quelle belle occasion que le carême pour décider de vivre des petits temps d’union à Dieu au cœur de nos journées trépidantes, de choisir d’aimer et de servir nos collègues et peut-être même notre patron, d’offrir notre travail le plus simple ou le plus ingrat pour la conversion des pêcheurs, d’aller puiser en confession la puissance de résurrection pour être témoin de joie dans notre quotidien.