Mardi 20 novembre 2018

Dieu veut faire de belles choses ici, maintenant

Frédéric Villier

Voici une nouvelle année, une nouvelle mission et une nouvelle équipe de prêtres. Cela fait beaucoup de nouveautés pour nous, mais aussi pour vous qui nous accueillez.

C’est pourquoi, je tiens tout d’abord à vous remercier de l’accueil que vous nous avez réservé. Merci pour vos petits mots, vos sourires, et votre aide pour notre aménagement. Quand nous arrivons dans une nouvelle région, cela fait toujours du bien.

Il est vrai cependant, que les nouveautés et les changements nous dérangent toujours un peu, changent nos habitudes et ne sont pas toujours agréables. Par exemple, un des changements, c’est le nombre de prêtres en mission sur la paroisse : il diminue. Il va falloir donc faire autrement, en demandant à l’Esprit Saint qu’il nous inspire, pour que la mission continue et que l’Évangile soit annoncé.

Nous faisons partie d’une jeune communauté, la communauté de l’Emmanuel, et celle-ci nous encourage notamment à vivre la communion des états de vie. C’est à dire qu’elle nous invite à vivre ensemble la mission. Entre laïcs, prêtres, et personnes consacrées. Entre jeunes, personnes âgées ou familles, dans la complémentarité de nos différences, nous sommes invités à nous mettre ensemble, pour accomplir l’œuvre que Dieu désire pour cette région.

Chacun a une place et une mission dans cette paroisse. Une place unique que personne d’autre ne pourra remplir. Une place et une mission propre qu’il nous faudra peut-être trouver et aussi parfois accepter. Une place qui nous correspond, mais qui n’est pas forcément la plus facile. Par exemple, lorsque nous avons des épreuves dans notre travail ou dans notre famille, ce n’est jamais facile ni agréable. Mais c’est pourtant la réalité qu’il nous faut affronter, tout en essayant d’être fidèle à ce que nous enseigne Jésus.

Ces derniers temps, vous le voyez bien, nous vivons aussi des épreuves dans notre Église. Ce n’est pas agréable du tout. Mais il nous faut cependant accueillir la réalité telle qu’elle est, et reconnaître que nous sommes, comme toute l’humanité, touchés par la même maladie, nous sommes des pauvres pêcheurs.

C’est pour notre Église, en ce moment, un chemin d’humilité. Et justement, si nous sommes ensemble, si nous cherchons à fortifier la communion entre nous, si nous nous portons les uns les autres dans la prière, alors nous pourrons traverser les épreuves et les changements, en restant fidèle à notre vocation d’enfant de Dieu.

Avec les pauvres que nous sommes, Dieu veut faire de belles choses, ici, dans nos villages. Dieu soit béni !

Père Frédéric Villier

PROCHAINEMENT :

benediction_enfants_noel_pm